01 55 70 00 17 contact@lesvignes.org

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les années passées aux Vignes ?

Je prends souvent plaisir à repenser aux quatre années que j’ai passées aux Vignes à étudier, développer de solides amitiés et ancrer ma foi. J’ai découvert qu’il était facile de trouver de la joie dans chacune de mes tâches quotidiennes.

Quels souvenirs vous ont le plus marquée ?

Mes souvenirs aux Vignes sont encore très nombreux et quasiment intacts. Spontanément, j’aurais tendance à dire que ce sont les rires à n’en plus finir et la cohésion de notre promotion qui me restent le plus en tête. Encore aujourd’hui, nous prenons plaisir à nous retrouver pour parler de tous ces bons moments partagés les unes avec les autres.

Comment avez-vous vécu votre arrivée dans l’établissement ?

Dernière de six enfants et fille de militaire, j’étais profondément heureuse de m’enraciner dans un environnement proche de celui que m’offrait mon cercle familial.

Qu’est-ce qui caractérise, selon vous, l’éducation donnée aux Vignes ?

Les Vignes font partie de ces établissements dont l’épanouissement de l’élève est la priorité, et cette toute jeune fille que j’étais a pris un immense plaisir à grandir dans ces conditions. J’y trouvais une grande cohérence entre l’éducation qui m’était transmise à la maison et celle que voulait m’offrir cette école.

Un travail main dans la main entre parents et corps professoral, précieux pour la construction de l’élève.

Quel rôle ont joué les femmes qui vous ont accompagnée durant ces années ?

Un peu plus de dix ans après ma sortie des Vignes, je prends conscience de la chance que j’ai eue de grandir avec des femmes que l’on a admirées et que l’on admire encore. Elles furent pour moi des exemples auxquels j’aspire toujours aujourd’hui.

Ont-elles eu une influence sur votre orientation ?

Leur confiance et leur exigence m’ont permis de réfléchir à mon orientation en toute liberté, et c’est aux Vignes que j’ai su que l’architecture d’intérieur serait la voie professionnelle que je choisirais plus tard. J’ai toujours eu le sentiment d’être accompagnée et soutenue dans mes choix.

Où avez-vous poursuivi votre scolarité après le collège ?

Avant d’en arriver là, je souhaitais poursuivre ma scolarité dans un lycée dont la pédagogie soit fidèle à l’éducation et à l’exigence qui m’étaient transmises aux Vignes : le lycée Stanislas fut le bon choix.

Après le bac, vous avez pris une direction plus artistique. Comment ce projet s’est-il concrétisé ?

Trois années plus tard, il me fallait quitter ce schéma somme toute un peu classique et découvrir les joies de la vie d’artiste… pourtant pas grande plasticienne de nature. Je concrétisais néanmoins mon rêve en intégrant l’école Camondo pour préparer mon double diplôme d’architecture d’intérieur et de design.

En choisissant cette voie, je cherche à m’interroger sur la place et le rôle de l’Homme dans la beauté de la Création. Cette question du Beau me travaille et m’a conduite, au cours de mes études, à créer un podcast interrogeant le lien entre l’architecture et les métiers de l’artisanat (Paroles d’artisans). C’est alors que j’ai compris pourquoi je m’apprêtais à entamer une vie professionnelle qui allait me passionner : mon rôle est de valoriser des métiers de savoir-faire, souvent précieux, et des artisans sensibles à la recherche du beau par le travail de leurs mains.

En quoi votre parcours scolaire vous a-t-il préparée à ces études exigeantes ?

Mes années aux Vignes et à Stanislas furent d’une valeur inestimable pour attaquer ce cursus. Non seulement parce que j’avais appris à être autonome dans mon travail et qu’on m’avait appris à être confiante dans mes capacités, mais aussi parce que je trouvais du sens et de la joie dans chaque tâche effectuée… même lorsque celles-ci étaient ingrates.

Je me rappelais alors le principe fondamental de saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei : la sanctification dans le travail. Une doctrine partagée par les bénédictins, ordre que j’affectionne tout particulièrement, avec leur devise Ora et labora.

Ce principe est-il devenu un fil conducteur dans votre vie ?

Plus de doute aujourd’hui : me sanctifier dans mon travail et dans mes tâches quotidiennes (aussi quelconques soient-elles) est le chemin que je cherche à emprunter pour toute ma vie. Il permet de toucher du doigt la joie immense éprouvée lorsqu’une action est offerte à Dieu.
Elle ne peut alors être ni superficielle ni vaine. Tout prend sens.

Que diriez-vous à une jeune fille qui s’apprête à entrer au collège ?

Je ne retire que de belles et grandes choses de mes années aux Vignes, et je souhaite à n’importe quelle jeune fille de 11 ou 12 ans d’intégrer une école comme celle-ci. Cette école a la clef de l’épanouissement et de l’accompagnement personnalisé de chacune de ses élèves. À elle de les saisir, de se les approprier et de se laisser guider pour devenir une jeune fille heureuse et confiante !