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Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je me nomme Claire et j’ai intégré la promotion 2012 du collège. Je vis actuellement dans une petite commune de Suisse alémanique, à proximité de Zürich et suis mariée et mère de trois enfants.

Quel lycée avez-vous fréquenté après le collège ?

À l’issue du collège, j’ai choisi de poursuivre ma scolarité au lycée Sainte-Geneviève d’Assas, à Paris car ce lycée offrait un enseignement renforcé en arts plastiques et une ambiance qui m’a immédiatement séduite.

J’ai opté pour l’option arts plastiques renforcée, qui comprenait cinq heures de pratique artistique et trois heures de théorie par semaine.

Qu’est-ce qui vous a orientée vers des études d’histoire de l’art ?

Mon projet initial était d’intégrer une MANAA ou une école d’art, tout en acquérant une solide culture en histoire de l’art, tant européen qu’extra-européen. L’idée était de compléter cette formation théorique par une pratique artistique, afin d’obtenir une double compétence.

Comment s’est déroulé votre parcours universitaire à la Sorbonne ?

J’ai d’abord étudié à l’Institut Catholique de Paris. En deuxième année, j’ai décidé de me spécialiser en art asiatique, et plus précisément en art indien. La Sorbonne Paris IV proposant des cours d’art indien et de sanskrit en troisième année de licence, j’y ai poursuivi mon cursus.

Pourquoi avoir choisi de vous spécialiser en art de l’Inde à l’École Pratique des Hautes Études ?

Ce choix est né d’une véritable passion pour l’esthétique, la littérature et les langues de l’Inde, anciennes et contemporaines. Mes professeurs d’art indien à l’ICP et à la Sorbonne m’ont encouragée à poursuivre en master à l’École Pratique des Hautes Études et m’ont mise en contact avec des enseignants de cet établissement.

Quels enseignements ou expériences universitaires vous ont le plus marquée ?

L’apprentissage du sanskrit et la découverte de l’histoire de l’Inde ont été des moments particulièrement enrichissants. Mes trois voyages en Inde, d’abord avec l’EPHE puis dans le cadre d’un échange avec l’Université de Lausanne, ont également marqué mon parcours.

Quels ont été vos premiers stages ou emplois pendant ou après vos études ?

L’un de mes premiers stages s’est déroulé dans une abbaye du sud de la France. Des laïcs y menaient un projet ambitieux de restauration, visant à préserver le patrimoine architectural, artistique, spirituel et naturel, notamment en sauvegardant des races animales et des espèces végétales locales anciennes.

Quelles missions avez-vous occupées lors de ce stage ?

J’ai été chargée de compiler des documents historiques relatifs à l’abbaye : plans, cartes, actes juridiques, etc. J’ai également constitué un corpus iconographique sur la congrégation bénédictine de Saint-Maur et réalisé des créations artistiques inspirées de cette communauté.

Quelles compétences acquises lors de vos études vous ont été les plus utiles ?

La rigueur, la discipline et une méthodologie solide : savoir où et comment chercher l’information.

Comment décririez-vous l’évolution de votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai d’abord exercé des métiers directement liés à mes études en histoire de l’art, avant de m’orienter progressivement vers des fonctions en design, marketing et communication. L’art est resté le fil conducteur de mon parcours.

Vous êtes aujourd’hui mère au foyer à temps partiel : qu’est-ce qui a motivé cette décision, et comment vivez-vous cette période ?

J’ai choisi de me consacrer à l’éducation de mes enfants, afin de leur transmettre les valeurs et les enseignements qui m’ont été chers. Puis, lorsque mon aîné a commencé l’école, j’ai repris une activité à temps partiel dans le design et le marketing.

Quelle place occupe votre passage au collège dans la construction de votre personnalité ?

Le collège Les Vignes a su reconnaître et valoriser mes centres d’intérêt, notamment le dessin. J’ai eu la chance d’illustrer les premières « valeurs du mois », une expérience qui m’a profondément marquée. Plusieurs professeurs intégraient le dessin à leurs disciplines, offrant aux élèves artistiques un espace pour s’exprimer. Cela m’a permis de comprendre que les qualités artistiques étaient non seulement reconnues, mais aussi essentielles, ce qui a influencé mes choix post-bac.

Y a-t-il des enseignants, des cours, des projets ou des valeurs du collège qui vous ont particulièrement marquée ?

J’aimais particulièrement les cours de français, de latin, d’histoire, de musique et d’art, ainsi que les concours organisés par l’établissement, comme le concours de crèches organisé chaque année au moment de Noël, m’ont laissé un souvenir impérissable.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de vos années au collège ?

La bienveillance et la disponibilité des professeurs, l’ambiance à la fois familiale et exigeante, ainsi que la cohérence entre les valeurs transmises à la maison et celles de l’école.

Avez-vous des souvenirs plus difficiles de cette période ?

Le moment du départ a été difficile. J’aurais aimé retrouver cette ambiance au lycée.

Pensez-vous que le collège vous a donné des outils qui vous servent encore aujourd’hui ?

Absolument. La méthode, la discipline dans le travail et la transmission des valeurs sont des acquis que je mobilise encore quotidiennement. Je relis parfois les « valeurs du mois » et je m’efforce de les transmettre à mes enfants.

Avec du recul, comment décririez-vous l’ambiance et l’esprit du collège ?

Une ambiance familiale, exigeante mais bienveillante. Dès lors qu’on faisait preuve de bonne volonté et qu’on sollicitait de l’aide, on trouvait toujours un soutien.

Envisageriez-vous d’inscrire vos enfants dans un établissement hors contrat ? Pourquoi ?

Oui, je l’envisagerai si l’école publique ou privée sous contrat ne répondait pas à mes attentes en matière de discipline, de méthodologie, de qualité d’enseignement et de respect des valeurs que je souhaite transmettre.

Quel message adresseriez-vous à des parents hésitant à inscrire leur fille au collège ?

Je leur dirais que mon passage aux Vignes a été l’une des meilleures expériences de ma scolarité avant le bac. C’était comme intégrer une petite famille, avec des adultes à l’écoute et des élèves à la fois joyeuses et sérieuses.

Je leur conseillerais de visiter l’établissement, de faire une semaine d’essai, d’échanger avec d’anciennes élèves et de lire les témoignages. Une année d’essai permet de se faire une idée, et il est toujours possible de changer si cela ne convient pas.

Selon vous, en quoi le hors contrat peut-il représenter un atout pour certaines élèves ?

Les effectifs réduits permettent un accompagnement personnalisé : tutorat, entretiens réguliers avec les professeurs. Ce cadre rassurant peut être particulièrement bénéfique pour des élèves qui se sentiraient perdues dans des structures plus grandes.

Quelles idées reçues sur le hors contrat vous semblent importantes à déconstruire ?

Une bonne école hors contrat n’est pas un frein, bien au contraire. Le niveau acquis aux Vignes dépasse souvent les attentes du public et du privé sous contrat. Sans être parmi les meilleures élèves, je n’ai rencontré aucune difficulté pour la suite de mon parcours. La qualité de l’enseignement constitue un véritable tremplin pour le lycée et les études supérieures.

Quel message souhaiteriez-vous transmettre aux élèves actuelles du collège ?

Profitez pleinement de ce cadre unique, à la fois studieux et bienveillant. C’est une période de calme qui prépare idéalement aux défis futurs. Les professeurs sont dévouées et souhaitent sincèrement votre épanouissement : écoutez leurs conseils et travaillez avec sérieux, afin d’en tirer des bénéfices tant scolaires que personnels.

Que voudriez-vous qu’elles retiennent de votre parcours ?

Qu’il est essentiel de reconnaître et d’accepter ses qualités, même si elles ne correspondent pas aux profils académiques classiques. Chacun possède des talents, et avec de la persévérance, il est toujours possible de réussir, que ce soit en peinture, en écriture, en couture, en sculpture ou dans toute autre passion. L’important est de donner le meilleur de soi-même.

Quels conseils donneriez-vous à une jeune fille passionnée d’art, d’histoire ou de culture ?

Je lui conseillerai de lire, se cultiver, visiter des musées, participer à des salons d’écoles d’art et effectuer des stages pour acquérir de l’expérience et se constituer un réseau.